IN CORSICA

1943, de Gaulle et la Corse insurgée


Rédigé par Constant Sbraggia le Jeudi 16 Avril 2015 | Lu 331 fois | 0 commentaire(s)

Si Giraud l’y a précédé de quelques heures, le vainqueur politique de la Corse libérée sera bien de Gaulle


J’ose dire que depuis certain jour, déclarera de Gaulle dans son discours de mai 1951, il y a entre vous et moi un lien personnel que rien, jamais, ne pourra rompre. » L’insurrection en Corse intervient à un moment où les Alliés poussent Giraud et De Gaulle à se rapprocher. Pourtant, Giraud tient De Gaulle et le C.F.L.N.à l’écart de l’opération prévue en Corse (opération Vésuve). Aussi le Général De Gaulle, mis au courant par André Philip, a-t-il un entretien orageux avec Giraud, au cours duquel il lui reproche notamment d’avoir eu des contacts avec les chefs communistes  articulièrement Giovoni venu à Alger pour préparer l’insurrection-, ce qui leur aurait peut-être permis de s’emparer du pouvoir. « Je n’approuve pas le monopole que vous avez donné aux chefs communistes » lui dira-t-il sans ambages. Il ne voulait pas que cela se reproduise ensuite en métropole. Giraud arrive toutefois en Corse le premier. A Corte, il est reçu par le sous-préfet Georges Krieger : « le bon peuple corse, au vu du képi à feuilles de chêne, cria de bonne foi : « Vive De Gaulle ! ». Il avait pris Giraud pour De Gaulle qu’il ne connaissait pas… de vue ». Pour préparer sa venue et affirmer la nouvelle administration qu’il met en place dans l’île, De Gaulle envoie alors son chef de cabinet le commandant François Coulet.



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