IN CORSICA

L’emploi, le candidat et l’électeur.


Rédigé par Constant Sbraggia le Dimanche 18 Octobre 2015 | Lu 280 fois | 0 commentaire(s)

Edito d'octobre 2015 IN Corsica N°6 par Constant Sbraggia


©ritA Scaglia
©ritA Scaglia
L’emploi est donc la principale préoccupation de l’électeur de décembre. L’élu est-il en capacité de créer de l’emploi ? Non, s’il s’agit d’emploi public. Au moins pour cause de saturation. Oui, s’il est question de compétitivité économique. On ne peut distribuer de richesse avant de l’avoir créée. On aurait tort, cela dit, de mépriser l’électeur qui aborde l’élection par le prisme de l’emploi. En réduisant l’enjeu de l’élection à sa personne, il n’en renvoie pas moins le candidat à sa vraie responsabilité : l’aménagement du territoire, c’est-à-dire rendre compatible, sur le court et le long terme, ce territoire avec le légitime désir de l’habitant d’y vivre harmonieusement. L’hypothèse suggère a minima la possibilité pour cet habitant de subvenir à ses besoins, donc l’emploi, et, de façon plus ambitieuse, les conditions de son épanouissement. Cette dernière considération, la plus haute - rappelons tout de même qu’elle intègre l’emploi -, peut se nourrir à l’infini de projets divers et variés, mais impose aujourd’hui de se détourner d’un type d’organisation sociale en situation d’échec : l’urbanisation concentrationnaire.
     Solitude, chômage, sous-emplois, logement précaire ou inaccessible, dilution des repères culturels, désagrégation sociale, dégradation des rapports humains, ravages environnementaux, domination du consumérisme, mal-bouffe, pollutions en tout genre. L’urbanisation, dans sa radicalité, est aussi le mal qui ronge notre société. Tout le monde ne pourra pas vivre en ville et y être heureux. Dans sa configuration actuelle, la ville est déjà une machine infernale prompte à broyer les âmes. Cependant les villages sont devenus une désolation, à peine un lieu de villégiature au mois d’août. Il est urgent de déconcentrer les pôles d’activité, de recréer des bassins de vie pour sauver la Corse d’un désastre économique, social, culturel. Humain.
     Des secteurs d’activité, l’agriculture en premier lieu - une agriculture respectueuse de la terre et des hommes -, réclamaient d’être réhabilités, ils demandent aujourd’hui d’être développés. Ils nous éloignent de la ville. D’autres secteurs d’activité, liés à l’informatique, à l’intelligence artificielle, tous non polluants, ce sont ceux qui gouverneront le siècle, ne supposent pas l’exigence de la ville. Ce d’autant que les micro-régions, dans leur grande majorité, disposent déjà - théoriquement - du très haut débit. Cette  décentralisation des activités induit la modernisation du dispositif routier. Elle exige en tout cas une volonté politique. Elle doit être l’idée force qui définira les programmes électoraux.
 



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