IN CORSICA

Le recul du jacobinisme


Rédigé par Constant Sbraggia le Mercredi 16 Novembre 2016 | Lu 194 fois | 0 commentaire(s)

Par Jean-Claude Casanova, directeur de Commentaire


 
     Bon sang ne saurait mentir. Chez Manuel Vals, le Catalan l’emporte-t-il sur le jacobin? Sans doute le parler jacobin-républicain est-il comme une novlangue, le newspeak d’ Orwell, convenue pour dénaturer la réalité, mais par laquelle, au sein du parti socialiste, le militant ou l’initié se reconnaît.  En revanche, parler comme un Catalan, c’est parler comme quelqu’un qui sait que les peuples ont des racines et les hommes des parents et qu’il est contre la nature et contre la morale d’oublier ses parents ou ses racines, c’est parler vrai.
     C’est ce qu’inciterait à penser le discours qu’il a prononcé à Reims, le 29 septembre dernier en s’adressant aux présidents des régions. «  L’État, historiquement jacobin, a, depuis 1982, décidé de faire confiance par étapes  successives à ses territoires » dit-il.  C’est admettre que la centralisation que nous devons à Louis XIV, Robespierre et, à notre compatriote Bonaparte, a créée une situation dommageable et contraire à l’idée de démocratie. Idée qui veut que pour ce qui est proche on ne soit gouverné que par ses proches. La liberté va avec l’auto-détermination et donc avec la décentralisation : les pouvoirs que l’homme libre cèdent sont ceux qu’il ne peut exercer lui-même. Cette évidence devrait conduire la raison politique aussi bien en France qu’en Europe.
     En disant que  «  l’on ne pouvait pas continuer avec des régions qui étaient les petits poucets  des Lander ou des Communidades Autonomas », veut-il dire que nous devons nous inspirer du statut régional des deux (…)  Pour découvrir la suite, choisissez la version papier ou la version numérique In Corsica magazine pour smartphones et tablettes  (Apple store & Google play store) 



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